Le Burundi a émis une quarantaine de mandats d’arrêts internationaux à l’encontre d’opposants, de dissidents ou de responsables de la société civile.

Les mandats d’arrêt ont été signés le 12 octobre dernier par le procureur général de la République du Burundi mais leur existence n’ont été révélés qu’en cette fin de semaine par un site proche du pouvoir avant que RFI et l’hebdomadaire Iwacu confirment l’information ce samedi 24 octobre.

Dans cette liste figurent des dissidents comme Gervais Rufyikiri (ex-vice-président, CNDD-FDD), leGénéral Pontien Gaciyubwenge (ex-ministre de la Défense, CNDD-FDD) mais aussi des opposants politiques comme Alexis Sinduhije (MSD) ou encore des acteurs de la société civile comme Pacifique Nininahazwe, Marguerite Barankitse (notre photo) ou Vital Nshimirimana.

Pour douze d’entre eux, Bujumbura s’est adressé directement à la Belgique, estimant qu’ils s’y trouvaient. Par ailleurs, l’ancien ambassadeur du Burundi en Belgique, Felix Ndayisenga (CNDD-FDD), remplacé cet été car il s’était opposé au 3e mandat.

Pour  neuf autres personnalités, la demande a été adressé au Rwanda.