Le président français François Hollande a reconnu que la France avait permis l’exfiltration de Blaise Compaoré vers la Côte d’Ivoire où l’ex-chef d’Etat burkinabè réside toujours.

C’est à bord d’un hélicoptère français que le désormais ex-président burkinabè, Blaise Compaoré, a quitté son pays pour la Côte d’Ivoire, vendredi 31 octobre. L’information avait été révélée ce mardi 4 novembre par le magazine Jeune Afrique et a été confirmée dans la foulée par François Hollande: « Nous avons veillé à ce qu’il soit évacué en mettant à disposition tous les moyens qui pouvaient être utiles. »

Blaise Compaoré aurait ainsi quitté le palais présidentiel de Ouagadougou en voiture pour fuir les manifestants qui réclamaient son départ. Son convoi, escorté par l’armée, se dirige d’abord vers Pô, son fief du sud du pays. Mais, averti que la population l’attend sur place, le président Compaoré préfère s’arrêter à 50 kilomètres au nord de la ville.

C’est là qu’un appareil de l’armée française, qui possède une base pour ses forces spéciales dans le pays, intervient. Blaise Compaoré et quelques proches grimpent à son bord. Le reste du convoi attendra la nuit pour rejoindre discrètement le Bénin.