La Côte d’Ivoire a fait le bilan de son action contre le travail des enfants dans le secteur du cacao, présentant un bilan positif de 4.000 enfants qui ont été retirés des griffes de l’exploitation.

Environ 4.000 enfants « victimes de traite et d’exploitation » dans le secteur du cacao ivoirien « ont été retirés et pris en charge de 2012 à 2014 » par les autorités et les ONG, selon le bilan du Plan d’action national de lutte contre les pires formes de travail des enfants (PFTE), présenté mardi 15 décembre à Abidjan.

Une cellule spéciale consacrée à cette action a été mise en place au sein même du ministère ivoirien du Travail.

Selon l’Initiative internationale pour le cacao (ICI), entre 300.000 et un million d’enfants travaillent dans le cacao ivoirien. L’ICI est une organisation créée par l’industrie du chocolat pour lutter contre le travail des enfants dans la filière.

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, est considérée comme une importante destination régionale du trafic d’enfants en provenance des pays frontaliers, afin de travailler dans ses cultures. Le cacao ivoirien représente environ 35% des parts du marché mondial et 15% du PIB du pays.

Le pays s’est engagé depuis quelques années à éliminer le « fléau » du travail des enfants dans les plantations.

La justice ivoirienne a également effectué sa part du travail. Ainsi, 23 personnes ont été jugées, dont 18 ont été condamnées à des peines d’emprisonnement ferme et cinq à des peines avec sursis, selon le bilan du plan d’action 2012-2014.

Le plan actuel d’action, 2015-2017, jouit d’un budget de quelque 13 milliards de FCFA (près de 20 millions d’euros).