Jour J pour la Centrafrique qui va élire un nouveau président ce mercredi 30 décembre pour mettre fin à plus de deux ans de transition et pour tourner la page des violences politiques et confessionnelles.

Près de deux millions de Centrafricains se rendent aux urnes ce mercredi pour une présidentielle et des législatives importantes dans l’histoire du pays. Ces scrutins sont censés sortir le pays de près de trois ans de violences intercommunautaires qui ont déclenché une crise sans précédent.

Les bureaux de vote ont ouvert à 6 heures du matin. Trente candidats se disputent le fauteuil présidentiel et 1600 candidats se présentent pour les législatives.

Martin Ziguélé du MLPC, Anicet Georges Dologuélé de l’URCA et Karim Meckassoua, candidat indépendant sont présentés comme « favoris« .

Ces scrutins sont soumis à un défi sécuritaire, du fait que des groupes armés contrôlent une grande partie du territoire. Regina Konzi-Mongo, l’unique femme candidate à la présidentielle a souligné ce mardi que plus de ¾ des candidats sont inquiets quant à la fiabilité du scrutin et appelle la communauté internationale à sécuriser ces élections.

Fin d’une transition

Ces élections succèdent à un référendum constitutionnel organisé le 13 décembre. Le taux de participation avait été assez faible, 38%. Beaucoup de résultats ont été écartés en raison de mauvaises procédures de validation de votes.

Ces élections étaient prévues pour le 27 décembre mais ont été repoussées à ce mercredi en raison de plusieurs dysfonctionnements organisationnels.